Le temps passe si vite que cela fait maintenant 4 ans que la Petite Maure a été découverte lors d'un gros camp d'exploration au alentour du Monégou, cavité majeure avec un potentiel certain de - 1000. Entrée dans l'Ariège, résurgence dans L'Aude 12 km plus loin à vol de ziozos.

Le rendez est fixé dès le vendredi sur place ou nous passons une très bonne soirée non loin d'Ascou dans la Maison familiale de Guilhem.

Puis, le samedi, direction "La Petite Maure" pour aller au fond et poursuivre l'exploration. Quelques hésitations dans l'équipement qu'il conviendrait d'améliorer, plantage de spit par Henri pour doubler le ressaut de 3 m avant le P25 qu'il faut purger avec précaution.

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Maria, Guilhem et Jo nous rejoingnent, mais Maria et Guilhem qui sont Pompiers, décident de remonter car ils ont travaillés toute la nuit. La cavité est froide, et je décide à mon tour de remonter peu de temps après. Jo descend avec trois kits et avec Henri, ils travaillent avec ardeur pour agrandir un passage prométeur.

Pendant ce temps, je me réchauffe tout juste en arrivant à la sortie de la cavité où "ASA" la chienne de Guilhem me fait la fête. Des lancés de cailloux, de batons ou de pomme de pin, ne l'arrête pas, elle en redemande encore et encore.

Malgré tout, le temps passe, et après un petit somme, c'est ASA qui me réveille en tremblant contre moi, car les grondements pourtant lointant de l'orage lui font peur. J'écoute régulièrement des bruits d'activités en faisant plusieurs entrées dans le début de la cavité jusqu'au début des cordes, mais sans succès.

Le jour commence à décliner et inquiet, je décide de redescendre. Je retrouve les deux comparses en haut du P25. Je suis vraiment soulagé.

Nous passerons la soirée à Ascou après être redescendu en prenant grand soin d'éviter les vaches, les veaux et également les très nombreuses bouses de vaches qui encombrent la route. Quelques fois, il nous faudra attendre le bon vouloir d'une vache pour poursuivre notre chemin.

Le dimanche, levé au aurores (6 h 30). Jo déclare forfait, car la veille, il a reçu un bloc de pierre sur la cuisse. Nous partons en bînome avec Henri, et il nous faut 20 minutes pour atteindre le chantier. Chacun attendant que le précédent soit en sécurité pour descendre à son tour car quelques blocs sont encore instables malgré un gros travail de purge. Beau travail de la veille, et la poursuite des gamates est efficace. Malheureusement, le froid de la cavité aura raison de le batterie du perfo et ne permettra qu'un seul trou pour agrandir le passage, mais la suite est belle de promese avec une bonne vision d'au moins 5 mètres dans des blocs entremélés.

Il nous faudra cependant être vigilant sur la poursuite des travaux, car nous sommes dans un changement de strate, et bien que presque verticale, la partie plafond va demander une grosse purge, alors que la partie sol, constituée essentiellement de roche fantomisée et d'olivine est fragile, mais relativement résistante. Nous parlons ici d'Olivine, qui reste un terme "générique". il conviendrait certainement mieux de parler de serpentine du fait de la transformation avec le dioxyde de carbonne et l'eau. Nous sommes en présence d'une roche métamorphique.

La première photo est donc de la "Serpentine", et la seconde montre une roche fantôme ou la partie calcaire a été dissoute pour ne laisser que le squelette de silice et marnes. Les deux photos sont réalisées à partir d'une pierre de la "Petite Maure.

Olivine-SerpentineFantôme